Les donneuses d’ovocytes et l’anonymat

Un aperçu du débat en cours concernant l’anonymat des donneuses d’ovocytes. Le consensus général concernant les donneuses d’ovocytes est qu’elles doivent être très appréciées pour le service qu’elles ont fourni aux familles ayant fait appel à la procréation assistée. Indépendamment de leurs motivations, la procédure rigoureuse de tests mentaux et physiques qu’elles ont à subir pour être approuvées en tant que donneuses les rend dignes d’admiration.

Cependant, depuis sa toute première conception, un débat a tendance à tourmenter le traitement FIV; si oui ou non les donneuses doivent rester anonymes. Au Royaume-Uni, quand un enfant conçu par FIV atteint ses 18 ans, il a le droit de demander des renseignements au sujet de ses parents biologiques. Cette loi a été adoptée en 2005. Récemment, pour contrer les préoccupations d’attirer moins de femmes, la rémunération pour les donneuses d’ovocytes a augmenté de 250 GBP à 750 GBP. En comparaison, en République tchèque, le don d’ovocytes est anonyme et bénévole. Selon la législation en vigueur en République tchèque, un enfant né à la suite du don d’ovocytes n’a aucun droit de demander des renseignements sur l‘identité de la donneuse d’ovocyte, même lorsque l’enfant atteint 18 ans. Voici quelques-uns des arguments avancés d‘un côté et de l‘autre.

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Contre l’anonymat

L‘un des arguments les plus forts cités par ceux qui sont en faveur de l’identification obligatoire concerne les droits de l’enfant. Comme indiqué par le gouvernement britannique en passant la loi en Avril 2005, ” Le droit des enfants à découvrir leurs origines génétiques l‘emporte sur les droit des donneurs à la confidentialité ”. Les gens supposent qu‘en connaissance de cela, les parents seront encouragés à être honnêtes avec leurs enfants à propos de leur conception dès leur jeune âge.

Un argument un peu plus faible, mais néanmoins répandu, est qu’il y a des raisons médicales importantes pour comprendre votre composition génétique, et connaître les maladies héréditaires de vos parents biologiques. Cependant cet argument est souvent contrecarré par le fait que la donneuse d’ovocyte est obligée de fournir tous ses antécédents et dossiers médicaux avant le don – information qui peut être consultée par l’enfant sans révéler l’identité de la donneuse.

Troisièmement, et de manière intéressante, il est soutenu que les gens ont un besoin psychologique de savoir d’où ils viennent, et pourquoi ils ont l’apparence qu‘ils ont. Certains diront que cette information est l’une des choses fondamentales qui nous rendent humains; un désir de comprendre nos racines, et qui nous aident à établir une identité. D’un autre côté, le processus de traquer un parent biologique pourrait également être psychologiquement exigeant. Certains soutiennent que cela pourrait détruire des familles, et même conduire à la déception et au regret pour les enfants.

 

Pour l’anonymat

Beaucoup de ceux qui militent pour la protection de l’anonymat des donneuses, souvent ceux qui travaillent dans la profession médicale, suggèrent que donner aux enfants le droit de traquer leurs parents biologiques va dissuader les donneuses potentielles de s‘inscrire. Alors que beaucoup sont attirées par les implications altruistes du don, l’idée qu’un enfant puisse rechercher le parent biologique peut les mettre en face d‘une responsabilité qu’ils n‘avaient pas souhaitée. Bien qu’il n’y ait pas d’obligation légale pour eux de remplir les fonctions parentales traditionnelles, la réunion d’un parent biologique avec un enfant conçu à partir de leur ovocyte soulève de nombreuses questions morales sur la façon dont ils doivent réagir, et si oui ou non ils doivent s‘engager dans une relation avec cet enfant. En outre, les donneuses qui favorisent l’anonymat ont exprimé leur inquiétude qu’un enfant recherchant son parent biologique pourrait causer des dommages irréparables à la famille qui l‘a élevé.

Toutefois cet argument fait apparaître un paradoxe – alors que la majorité convient que les enfants conçus par la fécondation in vitro devraient être informés de la nature de leur conception – donner cette information à une personne va presque certainement et toujours allumer un désir chez l’enfant d‘en savoir plus sur son histoire génétique.

 

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